"Moulins, ville de mes rêves", regard d'une jeune allemande

Publié le par moulins-badvilbel

Dans un article publié le 25 janvier 2014 par le journal local Frankfurter Neue Presse, une jeune élève du Georg-Büchner Gymnasium de Bad Vilbel,  Alexandra Breunig, venue passer un mois à Moulins, livre ses impressions sur cette ville et sur le lycée Banville. Cet article, dont l'original est reproduit ci-après, est traduit en français ci-dessous.

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Moulins, ville de mes rêves

 

Par Alexandra Breunig (traduit en français par Thomas Duret)

 

Une élève décrit ses impressions sur un échange scolaire dans la ville française jumelée à Bad Vilbel

 

Le lycée Georg Büchner de Bad Vilbel permet à des élèves de la 10ème classe (ndlr classe de seconde en France) de participer à un échange avec un lycée à Moulins, ville française jumelée à Bad Vilbel. 

 

Bad Vilbel. Dix jours en France, échange avec un lycée, attirant ou dissuasif ? Pour moi, qui n'ai jamais passé en France plus que quelques heures dans le passé, ce fut en fait attirant, si bien que j'ai caressé, dès le début, l'idée de rester plus longtemps que les dix jours prévus dans le cadre de l'échange. Je me suis donc finalement décidée à passer un mois entier à Moulins.

Il nous a fallu dix heures pour arriver, fatigués mais heureux. Nous sommes descendus du bus et les familles françaises nous attendaient déjà. Ma famille française a trois enfants (une fille, 15 ans, et deux garçons, 12 et 15 ans). Je suis pour ainsi dire le quatrième enfant de cette famille et fus accueillie très chaleureusement.

Moulins a une vieille ville de rêve en style Art Nouveau. Même si aux alentours ne se trouve aucune grande ville comparable à Francfort, on y vit bien. Il y a des choses qu'il faut avoir vu. La cathédrale, pièce maîtresse de Moulins, la tour du Jacquemart, la place de Moulins, l'Hôtel de ville (non, pas un hôtel, mais la mairie), le Centre national du costume de scène, le musée de l'Illustration et surtout la maison Mantin. C'est une ravissante maison ancienne, qui fut la première à Moulins à disposer d'un téléphone, de l'eau chaude et du chauffage et que son propriétaire a lui-même conçue jusqu'au moindre détail. Ce propriétaire a décidé dans son testament que sa maison ne devait être ouverte au public seulement 100 ans après sa mort, afin que les gens puissent voir comment on vivait au XIXème siècle. J'avais déjà vu toutes ces curiosités touristiques durant les dix premiers jours de mon séjour, quand ma classe de Bad Vilbel était encore à Moulins.

Lors de mon premier jour au lycée, une fille, avec un portable contre son oreille, est venue à ma rencontre. Les portables dans la cour du lycée ? Aucun problème, totalement normal ici. Mais pas durant les heures de cours, il y a des professeurs avec lesquels il faut mieux ne pas faire de faux mouvements et se faire remarquer, il règne donc un silence de mort. « Salut, ça va ? », « bisous », à droite et à gauche, je fus interrompue dans mes réflexions. « Ca va, merci ».

Les écoles en France se différencient en plusieurs aspects des écoles allemandes. Tout d'abord, l'école française est plus stricte qu'en Allemagne. Quand on arrive par exemple en retard à un cours, la porte est déjà fermée et on doit frapper. Aussi longtemps que l'on n'écoute pas le professeur, il ne se passe rien. On ne confère ici que peu de valeur à la participation orale, ce qui rend les élèves plus calmes. J'avais cours tous les lundis de 8h à 17h, les mardis de 9h à 18h, les jeudis de 8h à 16h et les vendredis de 8h à 16h. Mercredi est le jour le plus court pour tous les lycéens, il n'y a aucun cours officiel l'après-midi. Il est vrai que les élèves en France ont plus d'heures de cours qu'en Allemagne, mais ils ont moins de devoirs à la maison, ce qui fait que le temps scolaire est approximativement le même.

Il m'est apparu que nous n'avions aucun cours de religion, de dessin ou de musique à Moulins. Certaines matières sont même enseignées deux fois par jour. Le programme d'étude est clairement dispensé plus lentement que chez nous, dans notre lycée où s'applique la réforme G8 (ndlr Gymnasium en huit ans). C'est pourquoi je n'ai pas eu de difficultés en cours, même si tout était naturellement en français. On peut aller à la cafétéria en dehors des cours. C'est une salle de détente sous surveillance, avec un bar, de la musique, où l'on peut jouer au billard ou faire ses devoirs.

Chaque lycéen a une carte de cantine avec laquelle il peut manger au self. Afin que la cantine ne soit pas trop remplie, les heures de repas des classes sont réparties de façon différente. Le professeur ne s'occupe pas de contrôler la présence des élèves, mais, à chaque heure de cours, entre un surveillant qui récupère la feuille des absents. Toutes ces choses liées à l'organisation sont rassemblées et gérées à la vie scolaire. Celle-ci est aussi le lieu où l'on doit venir quand on ne trouve pas sa classe. Il est ainsi arrivé que je donne tantôt mon nom aux surveillants car je n'arrivais pas à retrouver ma classe dans l'immense établissement.

L'échange m'a beaucoup appris, ce qui est important pour mon développement personnel. Sans aucun doute, je reviendrai à Moulins. Moulins est en effet la ville des mes rêves.

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Publié dans conférence ciné expo

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